L'étoile humaine : une tentative de penser anthropologiquement l'histoire de la parole et de son langage

Denis Duclos

Une histoire de la parole est-elle possible ? A-t-elle "un sens" ?
Au delà des tourbillons et des tragédies, des dispersions et des regroupements, il semble que l'anthropologie historique puisse distinguer un mouvement principal "en étoile" : la parole se porte, dans ses myriades de conversations, de comparaisons, vers des symboles "orchestraux" principaux , mais ceux-ci une fois atteints, elle n'échappe pas au paradoxe de l'autoréférence (entre l'un et le Tous), dont elle cherche alors à s"échapper dans toutes les directions. D'où ce caractère "stellaire" de la culture humaine, à la fois inventive à l''extrême dans le quatre dimensions, à toutes les échelles, aussi bien en chaque sujet que dans tout collectif, et centrée par l'obsession du symbole absolu. Le grand problème de la parole, ce trait humain (à la différence des langages), c'est que, lorsqu'elle rencontre l'universalité concrète et sans extériorité, l'humanité planétisée en une société-monde, elle ne peut plus échapper à l'antinomie de l'autoréférence entre sujet "global" et individu. La solution serait-elle du côté de la pluralité ?
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Commentaires (1)
1. Abdesselam Cheddadi le 18/02/2018 19:27
L'humanité a toujours été plurielle, et elle n'a pu survivre dans toute sa richesse qu'en tant que plurielle, plurielle indéfiniment. La globalisation, la société-monde va à l'encontre de toutes les expériences humaines passées. Existant ou tendant à exister de fait, son destin est de se détruire comme unité pour se reconstruire en tant que pluralité (peut-être pluralités multiples inimaginables pour nous aujourd'hui). La solution c'est de cesser de chercher une solution hic et nunc.
Une histoire de la parole pour qui ? Pour quoi faire ? Un des plus grands dangers de l’histoire c’est la manipulation de son objet et l’instrumentalisation de son produit. Evitons ce danger mortel et laissons la parole s’exercer à jamais sans retour sur soi.
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